Formation esthétique dentaire : débuter avec les usures dentaires

L’esthétique dentaire ne se limite plus au blanchiment, aux facettes ou à l’alignement du sourire. Pour le chirurgien-dentiste, elle commence souvent par une situation clinique plus complexe : restaurer une dentition usée, érodée ou raccourcie, tout en préservant au maximum les tissus dentaires.
Les usures dentaires sont aujourd’hui une excellente porte d’entrée vers l’esthétique dentaire moderne. Elles obligent le praticien à raisonner à la fois en termes de diagnostic, d’occlusion, de dimension verticale d’occlusion, de planification numérique et de restaurations adhésives.

C’est l’objectif de la formation Blendi dédiée aux usures dentaires, animée par le Dr Franck Moyal : aider les praticiens à comprendre, planifier et traiter les cas d’usure de manière structurée, conservatrice et reproductible.

Pourquoi les usures dentaires sont-elles essentielles en esthétique dentaire ?

L’usure dentaire correspond à une perte de substance dentaire d’origine non carieuse. Elle peut être mécanique, chimique ou mixte.

En consultation, le patient ne parle pas toujours d’usure. Il évoque plutôt des dents plus courtes, une gêne esthétique, des sensibilités, des bords incisifs fracturés, des dents jaunies ou une impression de sourire vieilli.

Pour le praticien, ces signes doivent conduire à une analyse clinique complète :
  • érosion acide d’origine intrinsèque ou extrinsèque ;
  • attrition liée au bruxisme ou aux parafonctions ;
  • abrasion, notamment cervicale ;
  • abfraction ;
  • perte de guidage antérieur ;
  • manque d’espace prothétique ;
  • modification ou adaptation de la dimension verticale d’occlusion.
Traiter les usures dentaires, ce n’est donc pas simplement restaurer des dents. C’est reconstruire un équilibre esthétique, fonctionnel et biologique.

Pourquoi choisir la formation CBCT Blendi ?

Le Dr Franck Moyal exerce avec une orientation forte en dentisterie esthétique et adhésive, notamment dans la prise en charge des usures sévères.

Son approche repose sur une vision globale : comprendre l’étiologie, préserver les tissus, planifier le projet esthétique, sécuriser l’occlusion et choisir les restaurations adaptées.

Pour un omnipraticien qui souhaite débuter en esthétique dentaire, cette formation constitue une base solide. Elle permet d’éviter une esthétique purement cosmétique pour entrer dans une dentisterie restauratrice, fonctionnelle et conservatrice.

Diagnostiquer avant de restaurer

La première étape est toujours le diagnostic étiologique. Sans compréhension de la cause, la restauration risque d’être instable dans le temps.

L’érosion dentaire est liée à une dissolution acide. Elle peut être extrinsèque, par exemple en cas de consommation fréquente de boissons ou aliments acides, ou intrinsèque, notamment chez les patients présentant un reflux gastro-œsophagien ou des troubles du comportement alimentaire.

L’attrition est une usure mécanique par contact dento-dentaire. Elle est souvent associée au bruxisme, aux parafonctions ou à des déséquilibres occlusaux.

L’abrasion est provoquée par un facteur mécanique externe, comme un brossage traumatique. L’abfraction, quant à elle, concerne des lésions cervicales non carieuses liées à des contraintes biomécaniques.

Dans la réalité clinique, ces mécanismes sont souvent associés. Un patient peut présenter simultanément une érosion acide, une attrition parafonctionnelle et des lésions cervicales. D’où l’importance d’une méthode diagnostique rigoureuse.

Franck Moyal

Le Dr Franck Moyal est chirurgien-dentiste à Paris, exerçant en libérale et au sein du service de Médecine Bucco-Dentaire de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il est responsable des consultations en dentisterie esthétique et usures.

Restaurer en préservant les tissus dentaires : l’approche adhésive

Les usures dentaires ont longtemps été traitées par des restaurations périphériques invasives. Aujourd’hui, la dentisterie adhésive permet une approche plus conservatrice.

L’objectif est d’ajouter de la matière là où elle a été perdue, plutôt que de préparer excessivement les dents. Cette philosophie additive repose sur plusieurs outils :
  • analyse esthétique ;
  • wax-up ;
  • mock-up ;
  • enregistrement occlusal ;
  • planification de la nouvelle DVO si nécessaire ;
  • restaurations partielles collées ;
  • composites directs ou injectés ;
  • overlays ;
  • facettes vestibulaires ou palatines ;
  • céramiques collées.
Pour un praticien qui débute en esthétique dentaire, cette approche est particulièrement formatrice. Elle permet de progresser dans une dentisterie plus précise, plus conservatrice et plus prédictible.

Esthétique dentaire : le rôle de la DVO dans les cas d’usure

La dimension verticale d’occlusion est un point central dans les réhabilitations d’usure. Lorsque les dents sont usées, le praticien doit déterminer s’il existe une perte réelle de DVO, une compensation dento-alvéolaire ou simplement un manque d’espace restaurateur.

Augmenter une DVO ne doit jamais être un geste automatique. Cela nécessite une analyse esthétique, fonctionnelle et occlusale. Le wax-up et le mock-up permettent de tester le projet avant de passer aux restaurations définitives.

Une DVO correctement planifiée peut recréer l’espace prothétique, restaurer les secteurs postérieurs, sécuriser les guidages et améliorer l’intégration esthétique du sourire.

Ce que vous apprenez dans la formation en esthétique dentaire proposée par Blendi

La formation Blendi sur les usures dentaires accompagne le praticien de la première consultation jusqu’à la réhabilitation finale.

Elle permet notamment de maîtriser :
  • les différentes typologies d’usures : érosion, attrition, abrasion, abfraction ;
  • l’analyse des facteurs étiologiques ;
  • la première consultation et le recueil des données ;
  • la constitution du patient virtuel ;
  • la planification esthétique numérique ;
  • l’utilisation du wax-up et du mock-up ;
  • l’enregistrement de la position mandibulaire de référence ;
  • la détermination d’une nouvelle DVO ;
  • la gestion des secteurs postérieurs ;
  • la restauration des secteurs antérieurs ;
  • le choix des matériaux ;
  • la communication entre le patient, le praticien et le laboratoire.
L’objectif est simple : permettre aux chirurgiens-dentistes de passer d’un cas d’usure complexe à un plan de traitement clair, progressif et applicable au cabinet.

BLENDI

À qui s’adresse cette formation ?

Cette formation s’adresse aux chirurgiens-dentistes qui souhaitent :
  • débuter en esthétique dentaire avec une méthode clinique ;
  • mieux diagnostiquer les usures dentaires ;
  • comprendre les indications d’augmentation de DVO ;
  • intégrer le mock-up dans leur pratique ;
  • proposer des restaurations adhésives plus conservatrices ;
  • mieux communiquer avec leur laboratoire ;
  • structurer leurs plans de traitement en esthétique.
Elle est particulièrement indiquée pour les omnipraticiens confrontés à des patients présentant des dents usées, raccourcies, sensibles ou esthétiquement altérées.

Conclusion

Les usures dentaires représentent une porte d’entrée idéale vers l’esthétique dentaire moderne. Elles obligent le praticien à raisonner au-delà de la dent unitaire : diagnostic, fonction, occlusion, adhésion, matériaux et planification.

Avec la formation Blendi animée par le Dr Franck Moyal, les chirurgiens-dentistes peuvent acquérir une méthode claire pour diagnostiquer, planifier et restaurer les cas d’usure de manière conservatrice et prédictible.

Débuter en esthétique dentaire, c’est d’abord apprendre à traiter les situations cliniques du quotidien avec rigueur. Les usures dentaires en sont l’un des meilleurs exemples.

Découvrez la formation Blendi sur les usures dentaires et développez une approche esthétique, adhésive et fonctionnelle de vos réhabilitations.

FAQ

Parce que les usures dentaires obligent à comprendre l’esthétique, la fonction, l’occlusion, l’adhésion et la planification. C’est une excellente porte d’entrée vers une dentisterie esthétique globale.
Non. L’augmentation de dimension verticale dépend du cas clinique, de l’espace disponible, du degré d’usure, de l’adaptation occlusale et du projet restaurateur.
Dans certains cas, oui. Dans d’autres, la céramique ou les restaurations indirectes seront plus indiquées. Le choix dépend des contraintes mécaniques, de l’étendue des pertes de substance et des objectifs esthétiques.
Le mock-up permet de valider le projet esthétique et fonctionnel avant les restaurations définitives. Il améliore la communication avec le patient et sécurise la planification.
Oui. Les usures dentaires sont fréquentes en omnipratique. Savoir les diagnostiquer et les traiter permet d’intégrer progressivement l’esthétique dentaire au cabinet.
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