Cone Beam vs Panoramique : quand prescrire l’un ou l’autre ?

Face à un patient nécessitant un examen radiologique, le choix entre panoramique et CBCT n’est pas toujours évident. Ce guide vous aide à faire le bon choix selon la situation clinique.

La panoramique : examen de première intention

La radiographie panoramique reste l’examen de débrouillage par excellence. Elle permet une vision globale des arcades dentaires et des structures adjacentes avec une dose de rayonnement faible.

Indications de la panoramique :

  • Bilan initial complet
  • Détection des pathologies évidentes
  • Suivi orthodontique standard
  • Évaluation générale pré-implantaire
  • Dépistage de lésions osseuses

Comme le rappelle le Dr Yves Ponchet, chirurgien-dentiste spécialisé en imagerie dento-maxillaire dans la formation Blendi sur le CBCT : « C’est important de considérer que la 2D est la première étape. » La panoramique suffit souvent à orienter le diagnostic ou à exclure certaines options thérapeutiques.

Le CBCT : quand la 2D ne suffit plus

Le Cone Beam intervient en deuxième intention, lorsque l’image panoramique est insuffisante pour conclure un diagnostic ou planifier un traitement.

Indications privilégiées du CBCT :

En implantologie : Le CBCT permet de visualiser le volume osseux dans les trois dimensions, les obstacles anatomiques (nerf alvéolaire inférieur, sinus maxillaire) et de planifier précisément le positionnement des implants.

En endodontie : « Le Cone Beam va devenir très intéressant dès qu’on aura une particularité anatomique ou des conditions spécifiques », explique la formation Blendi. Les cas complexes comme les dents à 5 canaux ou les canaux qui se divisent nécessitent cette imagerie 3D.

En chirurgie : Dents de sagesse incluses avec rapport étroit au nerf alvéolaire, kystes, tumeurs, fractures.

Quand NE PAS prescrire de CBCT

Certaines situations ne justifient pas un CBCT :

Cariologie : Le CBCT n’est pas indiqué pour rechercher des caries. Les artefacts métalliques (couronnes, implants, amalgames) créent des images qui peuvent donner l’illusion de caries.

Endodontie simple : La plupart des traitements endodontiques standards peuvent être réalisés avec des rétroalvéolaires classiques.

Absence de bénéfice thérapeutique : Si le patient refuse une greffe sinusienne et que la panoramique montre clairement un déficit osseux sous-sinusien, le CBCT n’apportera pas d’information supplémentaire utile.

Arbre décisionnel simplifié

  1. Réaliser d’abord une panoramique
  2. Évaluer si l’image 2D répond à la question clinique
  3. Si oui : pas de CBCT nécessaire
  4. Si non : prescrire un CBCT avec le champ adapté

Conclusion

Le choix entre panoramique et CBCT doit toujours être guidé par le bénéfice diagnostique pour le patient. La panoramique reste l’examen de première intention, le CBCT venant compléter l’analyse quand la 2D est insuffisante.

La formation certifiante CBCT disponible sur Blendi vous permettra d’approfondir ces notions et d’optimiser vos prescriptions.

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Article rédigé à partir des formations disponibles sur blendi.fr

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