Le Cone Beam Computed Tomography (CBCT) constitue depuis une vingtaine d’années une véritable révolution en imagerie dento-maxillaire. Cette technologie ne cesse d’évoluer pour obtenir des images toujours plus précises, avec une exposition aux rayonnements ionisants toujours plus faible.
Qu’est-ce que le CBCT ?
Le CBCT est une technologie qui permet d’obtenir des images exceptionnelles en trois dimensions des tissus durs osseux et minéralisés. Comme le souligne le Dr Yves Ponchet, chirurgien-dentiste spécialisé en imagerie dento-maxillaire dans la formation Blendi dédiée au Cone Beam : « C’est une technologie qui permet d’obtenir des images exceptionnelles, mais sous certaines conditions : l’implication du réalisateur dans la gestion du protocole et des artefacts, et l’implication du patient pendant l’acquisition. »
Les grandes qualités du CBCT
Le Cone Beam s’exprime à travers plusieurs grandes qualités :
La faible dosimétrie : Il s’agit d’une imagerie de très faible dose, permettant par exemple de réaliser un CBCT pour un enfant avec une dose quasiment équivalente à une panoramique.
Le choix de la taille du champ : C’est un des meilleurs atouts du CBCT. Vous pouvez adapter la taille de votre acquisition à vos besoins diagnostiques.
La taille du voxel : Il détermine la précision de votre image et la résolution spatiale.
Aujourd’hui, le CBCT est considéré comme le gold standard en imagerie dento-maxillaire, tant en implantologie qu’en chirurgie ou en endodontie.
Ce que dit la Sécurité Sociale
La Sécurité Sociale précise que cette imagerie est réservée à une analyse fine 3D des tissus durs osseux et minéralisés. Elle constitue un complément d’une image traditionnelle 2D insuffisante pour conclure un diagnostic ou une planification.
Points clés à retenir :
- La 2D reste la première étape
- Une formation certifiée CBCT est obligatoire pour les réalisateurs ET les prescripteurs
- La rédaction du compte-rendu est obligatoire
- L’évaluation du bénéfice-risque est primordiale
L’importance du choix du champ
Le champ est un élément essentiel à comprendre et à utiliser de manière cohérente. Comme l’explique le Dr Yves Ponchet dans la formation Blendi : « Le petit champ est mon meilleur ami, parce que c’est lui qui va m’apporter la meilleure image pour le moindre rayonnement possible et pour la meilleure précision. »
Les recommandations selon le type de champ :
Petit champ (4×4 à 6×6) : Idéal pour le diagnostic précis, l’endodontie, la recherche de fractures. Dose minimale autour de 200 mGy.cm².
Champ moyen (8×5 à 8×8) : Parfait pour l’implantologie unitaire ou sectorielle. Le 8×8 permet de voir le sinus jusqu’au méat.
Grand champ (15×12 et plus) : À réserver aux cas d’implantologie complète nécessitant la visualisation de la mandibule, du maxillaire et des sinus.
Conclusion
Le CBCT est un outil extraordinaire à condition de l’utiliser de manière raisonnée. Chaque acquisition doit être justifiée par un bénéfice diagnostique pour le patient. La formation continue est essentielle pour maîtriser cet outil et optimiser chaque examen.
Pour approfondir vos connaissances sur le CBCT, la plateforme Blendi propose une formation certifiante complète couvrant tous les aspects de cette technique d’imagerie.
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Article rédigé à partir des formations disponibles sur blendi.fr